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Ressources naturelles et paysages

Introduction au milieu marin en Guadeloupe

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publié le 26 juin 2014 (modifié le 31 juillet 2020)

LA COURANTOLOGIE EN GUADELOUPE ET EN CARAIBES

DISTRIBUTION DES RECIFS DE LA GUADELOUPE

Les récifs coralliens les mieux développés sont situés dans les baies du Grand et du Petit Cul-de-Sac Marin.
Dans cette zone, la barrière récifale de 29 km de long, orientée est-ouest, enserre un lagon de 30 m de profondeur maximale.

Dans l’archipel de la Guadeloupe, trois grands types de formations coralliennes sont présents :

• le récif frangeant est le type d’architecture récifale le plus répandu dans la Caraïbe ; large de quelques mètres à quelques dizaines de mètres, il se poursuit en profondeur par une pente externe récifale ;
• le récif barrière du Grand Cul-de-Sac Marin ;

• les fonds coralliens non bioconstruits qui constituent des communautés souvent plus riches et plus florissantes que les formations récifales des côtes Atlantiques

RESERVE DU GRAND CUL-DE-SAC-MARIN : ECOSYSTEME TYPE

LE LAGON

Pratiquement tous les hauts-fonds du lagon sont occupés par des herbiers de Phanérogames marines à Thalassia testudinum, souvent mélangée à Syringodium filiforme. Dans la partie centrale du lagon, en arrière de l’îlet Fajou, les formations coralliennes sont très abondantes et deviennent de plus en plus rares et de plus en plus envasées au fur et à mesure que l’on s’éloigne des passes et de la barrière récifale. Un certain nombre de hauts-fonds portent, près de la surface, un peuplement mixte d’herbiers et de coraux. A la périphérie des hauts-fonds, s’étend soit un herbier à Thalassia testudinum soit une ceinture corallienne dense entre -5 et -15 m, suivant l’inclinaison de la pente. Au-delà de 15-20 m, les fonds du lagon sont occupés par de la vase

LA PARTIE SOMMITALE DE LA BARRIERE

La partie supérieure de la barrière du Grand Cul-de-Sac Marin est constituée par une dalle calcaire arasée et portant des constructions coralliennes actuelles de faible épaisseur (moins de 3 m). Cette dalle est reliée sans rupture aux îlets coralliens de Colas et de Fajou. En arrière du front récifal, le soubassement calcaire, souvent nu, porte par endroits des colonies coralliennes isolées.
Le front récifal correspond à la zone de déferlement de la houle. Il est formé de massifs coralliens renforcés par des algues calcaires sans véritable crête algale. Le sommet de la barrière présente, du lagon vers le large, des massifs coralliens isolés qui deviennent peu à peu coalescents puis s’ordonnent en formations en éperons et sillons, de plus en plus régulières. Les coraux sur le front récifal sont abondants et les colonies bien développées

LA PENTE EXTERNE

Trois zones se distinguent du point de vue morphologique et bionomique :
• une zone supérieure (0 à - 10 m) à éperons et sillons, caractérisée par les constructions en éperons essentiellement dues à Acropora palmata. Aujourd’hui presque tous ont disparus, détruits par une maladie, ainsi que par les derniers cyclones. Entre 5 et 10 m, le fond est constitué par une dalle arasée où le recouvrement de Scléractiniaires est faible.
• une zone moyenne, entre 10 et 25-30 m, où le développement des peuplements coralliens atteint son maximum. La richesse et la diversité spécifiques sont maximum vers - 15 à - 20 m.
• une zone profonde, en dessous de 30 m, où le peuplement de coraux s’appauvrit.

Entre - 30 et - 35 m, la pente externe bioconstruite disparaît sous un talus sédimentaire. A partir de 35 m et jusqu’à 55 m, les substrats rocheux qui subsistent sont occupés par un peuplement corallien clairsemé.

LES HERBIERS DE PHANEROGAMMES MARINES

Deux espèces de phanérogames marines, Thalassia testudinum (de la surface jusque vers -10 m) et Syringodium filiforme (entre 0 et 30 m de profondeur) contribuent à former la majorité des herbiers qui occupent une partie importante des fonds sédimentaires autour des îles de l’archipel guadeloupéen. De par leur faible extension, les autres espèces de phanérogames jouent un rôle écologique mineur sur les côtes des Antilles.
En Guadeloupe, les herbiers sont particulièrement bien développés dans le Grand Cul-de-Sac Marin où ils couvrent 8220 ha (4879 ha d’herbiers denses et 3341 ha d’herbiers clairsemés). Sur la côte est de la Basse-Terre (de Pointe-à-Pitre à Trois Rivières), ils ne se développent que sur 1340 ha. Aux Saintes, ils couvrent environ 165 ha et seulement 1,2 ha autour de Petite-Terre.

LES MANGROVES

Les mangroves couvrent une superficie d’environ 3000 ha en Guadeloupe. Elles se développent sur les rivages du Grand et du Petit Cul-de-Sac Marin et dans certains estuaires.
Les zones de mangrove occupent 2325 ha autour du Grand Cul-de-Sac Marin. Du front de mer vers l’intérieur des terres, on distingue tout d’abord la mangrove du bord de mer constituée par le palétuvier rouge (Rhizophora mangle), la mangrove arbustive composée de palétuviers rouges et de palétuviers noirs (Avicennia germinans et A.schaueriana) et la mangrove haute composée de palétuviers rouges, de palétuviers blancs (Laguncularia racemosa) et de palétuviers gris (Conocarpus erectus).

Sources UAG