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Ressources naturelles et paysages

Le dispositif sécheresse en Guadeloupe

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publié le 22 mars 2018 (modifié le 23 mars 2018)

Le dispositif sécheresse en Guadeloupe est piloté par la DEAL dans le cadre de l’arrêté cadre sécheresse du 4 mars 2015.

L’article 2 de cet arrêté définit les rôles et compositions respectifs :

  • du comité sécheresse, instance de pilotage et de concertation multi-partenariale ;
  • de la cellule de veille, pilotée par la DEAL et regroupant Conseil départemental, direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DAAF), service mixte de police de l’environnement (SMPE), agence régionale de santé (ARS), Office de l’eau, Météo-France et bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Le rôle de cette cellule de veille est notamment de suivre l’évolution de la situation et de proposer les dispositions à prendre.

L’arrêté cadre vise par ailleurs à :

  • délimiter les zones hydrographiques dans lesquelles pourront s’appliquer des mesures de restriction ou d’interdiction provisoires de prélèvement (eaux superficielles ou souterraines) ;
  • fixer pour chaque zone, des seuils de déclenchement de ces mesures de restrictions ou interdictions ;
  • déterminer les règles de gestion des usages de l’eau lorsque les seuils de déclenchement des mesures (vigilance / alerte / crise) sont atteints.

Sont ainsi définies sept zones qui font l’objet :

  • d’un suivi hydrométrique, assuré par la DEAL, sur 5 stations de référence ;
  • d’un suivi piézométrique, assuré par le BRGM, sur les nappes phréatiques de Grande-Terre (12 piézomètres) et Marie Galante (8 piézomètres).
Carte des zones hydropluviométriques
Carte des zones hydropluviométriques

L’arrêté fixe trois seuils définis sur la base de l’analyse de séries statistiques :

  • Vigilance :correspondant notamment à une diminution significative du débit des cours d’eau.
  • Alerte : la ressource n’est plus en capacité de satisfaire à la fois les usages et le bon fonctionnement du milieu aquatique.
  • Crise : mise en péril de l’alimentation en eau potable et de la survie des espèces aquatiques.

En fonction de l’atteinte de ces seuils, l’arrêté définit des mesures de surveillance, de communication et de restrictions des usages, s’appliquant aux différents usagers de l’eau : particuliers, agriculteurs, entreprises, services publics, collectivités.

Ces mesures s’appliquent localement, sur les zones hydrographiques où un seuil a été franchi.
Néanmoins, par souci de solidarité, de pédagogie et d’anticipation, l’arrêté cadre prévoit que les mesures de restriction des usages domestiques et/ou socioprofessionnels s’appliquent à l’ensemble de la Guadeloupe dès lors qu’un seuil est franchi sur l’une des zones.