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COOPERATION INTERNATIONALE

XIIIème Conférence de coopération régionale Antilles et Guyane

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publié le 15 décembre 2017 (modifié le 22 décembre 2017)

La table ronde 3 intitulée "Changement climatique et coopération environnementale dans la zone Antilles Guyane" a permis les constats et les échanges sur la vulnérabilité de nos territoires insulaires face aux événements climatiques.

En effet, en septembre 2017 les Antilles ont été frappées par une succession de phénomènes cycloniques d’une intensité inédite. Face au changement climatique et ses conséquences sur les populations et les écosystèmes, une évaluation constante des politiques de prévention ainsi que l’adaptation des dispositifs ou outils de reconstruction constituent une nécessité. Les réponses à apporter se déclinent au niveau national, communautaire et international. L’actualité du cas de la reconstruction de la Collectivité d’Outre-Mer de Saint-Martin illustre bien la situation et pose la question du cadre de coopération portant les solutions.

Au sein de l’atelier, de nombreux échanges ont été suscités par la place des territoires (Antilles / Caraïbe ou Amazonie) dans les négociations climatiques, lors de débat international sur les stratégies de lutte contre le réchauffement global.

Deux motions ont été exposées :

- Concernant les conditions de reconstruction prenant en compte l’accompagnement spécifique pour les surcoûts engendrés dans le respect des règles de sécurité (normes parasismiques et anticycloniques), et de la règlementation environnementale, il a été réaffirmé le principe des échanges de bonnes pratiques avec les partenaires de la Caraïbe pour que la dimension environnementale soit au cœur de notre stratégie d’aide au développement.

- Concernant la place des territoires « Antilles / Caraïbe ou Amazonie » dans les négociations climatiques, la conférence prend acte du rôle international de la France dans les négociations climatiques et du cadre d’intervention de la Convention de Carthagène, afin de lutter contre les effets du réchauffement. Les apports et spécificités de ces territoires sur les stratégies de lutte contre le réchauffement global devraient être pris en compte de façon explicite dans les discussions auxquelles la France participe comme par exemple, lors de la conférence de Paris du 12 décembre 2017. La vulnérabilité dans les espaces insulaires est aussi soulignée. La Guadeloupe proprement dite et ses îles du sud - La Désirade, Marie-Galante, Les Saintes), la Martinique, les Îles du Nord (Saint-Martin, Saint-Barthélémy) sont concernées tandis que la Guyane constitue une opportunité exceptionnelle au travers de l’espace amazonien qu’elle représente.

Voir aussi l’ITV de l’Ambassadeur Jean-Bernard Nilam

Table Ronde 3
Intervenants : Daniel Gibbs, président de la Collectivité territoriale de Saint-Martin ; Hélène Sirder, 1ère vice-présidente de la Collectivité territoriale de Guyane ; Sandrine Pivards, directrice du Centre d’activités régional-SPAW ; Vincent Sweeney, représentant des Nations-Unies pour le développement ; Luc Laventure, consultant.
Diplomate : José Gomez, ambassadeur de France en République Dominicaine.

— 
Nady Vial-Cabrera
Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement
Coopération Internationale

M. Brice Blondel , directeur adjoint du Cabinet de la Ministre des Outre-mer
Ambassadeur Jean-Bernard Nilam et Eric Maire, Préfet de la région Guadeloupe
Photo des " Acteurs publics et politiques des Antilles et de la Guyane, les Ambassadeurs de la zone de coopération régionale"