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Préventions des risques et nuisances

Guadeloupe : Risque sismique très aigu

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publié le 1er septembre 2017

En 2007 le gouvernement crée un plan séisme Antilles (PSA), pour une durée de 30 ans par ordonnance en Guadeloupe et en Martinique. Ce plan a pour objet de mettre en sécurité rapidement la population, de réduire la vulnérabilité du bâti au risque sismique et, enfin de renforcer ou reconstruire les bâtiments publics vulnérables. Les travaux nécessaires sur le bâti public sont évalués à 6 Milliards d’euros sur la durée totale du plan.

Un peu d’histoire : 2007-2013

C’est une première nationale, quand la Direction Départementale de l’Équipement (cellule « Constructions Publiques »), en tant qu’assistant au maître d’ouvrage de l’Association des Maires de Guadeloupe (AMG), aidé du CETE Méditerranée, élabore un cahier des charges « socle » qui servira de base à tous les diagnostics sur l’ensemble du territoire archipel, voire dans certaines régions de l’hexagone concernées par le risque sismique.

L’enjeu d’un Guichet Unique PSA

La mise en place de ce guichet unique, composé du Rectorat, de la cellule d’appui aux communes et de la DEAL, permet de réaliser la première phase du plan Séisme Antilles en associant les collectivités locales.
Cette structure s’appuie sur le réseau :
- national (Direction de la Prévention des Risques -DGPR- / Cellule interministérielle d’appui au PSA (CCIAPSA),
- local [Association des Maires de Guadeloupe (AMG) - Collectivités Locales - Rectorat -BRGM - OVSG - AFPS - SDIS - AGEV - ADIL -ANCO -IMSRN - LES ASSURANCES - CAUE - CROAG].

La phase bilan

Entre 2014 et 2015, phase transitoire de collaboration avec les collectivités pour préparer la deuxième phase du PSA [2016 - 2020]. Les actions immatérielles et les actions de réduction de la vulnérabilité du bâti se poursuivent. Cette dernière phase, place les collectivités locales au cœur du déploiement régional du plan car elles contribuent à son élaboration et à son pilotage. D’ailleurs, des conventions cadre sont signées avec quelques collectivités.

Objectif : « changer les comportements face au risque sismique »
Le travail réalisé pour sécuriser le « bâti public » se poursuit. Par ailleurs, l’état de « l’habitat privé individuel » ou « petit collectif » reste très vulnérable et préoccupant. Des dispositions législatives d’aides fiscales pour la réduction de la vulnérabilité du logement privé existent ; le Contrôle régalien du respect des Règles de Construction (CRC) incluant la rubrique parasismique, reste la voie unique pour instaurer un changement dans les comportements.
Le « PSA 971 » s’exporte vers l’hexagone ! Ses réalisations servent de modèles dans les « DREAL » des Hautes-Pyrénnées et des Alpes Maritimes.

« Tous responsables : État, collectivités territoriales, professionnels de la construction, acteurs de la vie civile, citoyens ».
« Fo nou kontinyé palé dè tranblantè, fo nou toujou paré, fo pa nou rété pri anka ! »

Françoise Varin
Responsable du Plan Séisme Antilles (DEAL)

*le bilan du PSA 1 est sur le site www.planseisme.fr