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Ressources naturelles et paysages
 

L’eau en Guadeloupe

La Guadeloupe bénéficie d’un climat de type tropical humide, caractérisé par une saison sèche de décembre à mai et une saison humide de juin à novembre. Les précipitations sont très importantes sur une grande partie de la Basse-Terre (jusqu’à 10 mètres d’eau par an au sommet de la Soufrière), alors que la Grande-Terre connaît une pluviométrie moindre. Cette forte irrégularité spatiale des précipitations et la disparité des reliefs sont à l’origine du réseau hydrographique très diversifié de l’archipel.


La Basse-Terre comporte ainsi plus de 50 cours d’eau (écoulement permanent), alors que les autres îles de l’archipel sont essentiellement drainées par des ravines qui ne coulent que lors de précipitations importantes, notamment lorsque les sols sont saturés en eau.


La ressource en eau provient essentiellement des rivières de la Basse-Terre, tandis que les usages se répartissent sur l’ensemble de la Guadeloupe, avec des besoins importants en Grande-Terre en raison d’une part d’une forte demande en eau potable dans l’agglomération pointoise et le Sud de la Grande-Terre où se concentrent la population et l’activité touristique, et d’autre part de besoins élevés en eau d’irrigation. Maintenir une quantité d’eau suffisante dans les rivières est donc un enjeu primordial pour satisfaire l’ensemble des besoins en eau potable de la population, le développement des activités économiques (dont l’activité agricole dépendante des possibilités d’irrigation) ou de loisirs et le bon état des milieux aquatiques.


Les îles de Grande-Terre et Marie-Galante disposent quant à elles de nappes phréatiques exploitées pour l’eau potable et pour l’irrigation. Ces eaux souterraines sont la seule ressource qui alimente Marie-Galante.


La gestion de l’eau et des milieux aquatiques en Guadeloupe est particulièrement délicate. Elle se pose à la fois en termes de préservation des milieux aquatiques, de pénurie (carême), de maîtrise de la distribution (taux de fuite très élevé) et de qualité des eaux. Par ailleurs, beaucoup d’infrastructures d’assainissement ne sont pas conformes à la réglementation ; les rejets domestiques provenant de ces installations sont à l’origine, avec les effluents industriels et agricoles, de pollutions des eaux tant de surface que souterraines. Enfin, les pollutions diffuses liées aux produits phytopharmaceutiques sont préoccupantes, notamment dans les zones impactées par le chlordécone (sud Basse-Terre en particulier).